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Essaimer auprès des Copains du Monde…

Essaimances pédagogie permaculture et Copains du Monde

…la plus belle façon de partager.
Ce lundi 5 août, Christian Hogard m’appelle pour convenir d’un rendez-vous avec Salek et les enfants Sarhaouis présents à cette 30ème édition du village Copains du Monde de Gravelines. Histoire d’échanger et d’essaimer, auprès de personnes très motivées pour créer un jardin permacole dans le désert. Pour rappel, les Sarhaouis sont les habitants d’un pays non reconnu par la communauté internationale, le Sahara Occidental. Quasiment apatrides, ils vivent dans des camps de réfugiés dans la région de Tindouf. Je ne m’aventurerai pas à parler plus longtemps de cette histoire, mais plutôt de celle que nous avons vécue aujourd’hui.
Un public extrêmement curieux, sage et débordant de questions, ce qui, venant d’enfants de 8 à 12 ans, nous change… 🙂

On vous laisse admirer les formidables images de cette rencontres, toutes signées Karine Descamps.

Merci à Christian, Salek, Karine et Guillaume.

Choukran à tous les enfants, 🙂

Même pas cap de partager!!
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Avril et mai dans nos jardins et ailleurs #1

Salut à toutes et tous!
Pas de blackout ni de baisse de régime dans nos publications, simplement un surcroît de travail, dans nos emplois et dans les jardins. L’arrivée du printemps, la lente (trop lente) remontée des températures, les plants qui poussent, et ceux qui ne poussent pas ( 🙂 ), bref… que du bonheur!!!
Que s’est-il donc passé depuis notre dernier article de mars? Je sens que je vais vous livrer tout ça dans le désordre…

De l’œuf ou de la poule qui fut là en premier?

Le poulailler bien sûr!!
Un beau dimanche de mars, paf, comme une envie de p… non!, de créer un poulailler, et c’est parti. Les contours grillagés du poulailler sont définis. Viendront plus tard une jolie découpe dans le petit cagibi et voilà l’abri réalisé. Voyons voyons, que nous manque-t’il? Des poules œuf course… (là j’exagère, je sais). Une petite annonce sur le réseau social de Mark et hop, nous voilà partis un matin à Bollezeele pour sauver quelques rouquines qui allaient finir allongées et découpées au supermarché du coin. 16 nouvelles amies, qu’on aime et qui vont prendre, œufs ou pas, une retraite bien méritée.
Photos © Karine Descamps

1308, tu y crois toi?

1308, c’est l’année du début de la construction de l’Église Notre-Dame-du-Marthuret. Mais ça, je sais, vous vous en balancez. Pas comme moi. Quoique… Non, 1308, c’est surtout le nombre de graines de tomates que nous avons plantées, selon une grosse trentaine de variétés*. Mais rassure-toi, lectrice (les hommes s’en fichent en général), il n’y aura pas au final 1308 pieds de tomates. Beaucoup sont partis vivre leur vie dans d’autres jardins, d’autres n’ont pas survécu (graines trop faibles) alors que parmi les derniers, mis en terre, nombre connaîtront une fin atroce et visqueuse à la table des limaces.
Tout ça pour dire que nous avons fait très fort cette année. Les chiffres finaux seront révélés lors de notre assemblée générale de juin (date à venir très rapidement)
*Saint-Pierre, cerise rouge, cerise poire rouge et cerise poire jaune, Calabash pourpre, noire de crimée, indigo rose, cerise indigo, Stripped, ananas, Voyage, en mélange, jaune de Belgique, russe rose, Tigerella…, toutes issues de production de semences biologiques chez les meilleurs semenciers de France (Voir cette page)

17 mai: Journée de l’Agroécologie au Lycée de Coulogne

Une sorte de formation continue pour nous autres. Au cours de cette journée furent abordés nombre de points techniques de la permaculture appliqués à la grande culture: ça s’appelle l’agriculture de conservation des sols (ACS) qui utilise entre autres choses la technique de semis sous couvert végétal. On rejoint la permaculture en comprenant une fois de plus qu’un sol n’est JAMAIS à nu. Un sol à nu souffre, littéralement, et se voit déserté par les milliards de milliards de micro-organismes qui le compose, pour finir par n’être plus qu’inerte.
De brillantes interventions, notamment celle de Sarah Singla, agricultrice et ingénieure agronome dans l’Aveyron. Une brillante et passionnante conférence sur l’agriculture de conservation et de régénération des sols. On vous invite à la découvrir dans cet article
L’occasion aussi pour nous de dire à quel point le lycée de Coulogne est performant en matière de permaculture.
[Voir ici la page Facebook du lycée de Coulogne]

Les ateliers pédago d’Essaimances

Que ce soit avec vos enfants ou ceux confiés le mercredi à la ferme d’animation, notre rôle pédagogique reste inébranlable.
Les jeunes devraient réellement se réapproprier le contrôle de leur alimentation, et celui-ci passe inévitablement par la provenance de celle-ci. Et c’est là qu’est notre rôle, de les guider non seulement vers la connaissance des produits, mais de leur culture et de l’importance de tout ce qu’il y a autour de ceux-ci: les éléments, la biodiversité, le climat. En images maintenant, des bouilles et des mains crasseuses de bonne terre vivante. 😉
Photos © Karine Descamps

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La permaculture expliquée aux enfants

Permaculture sur palette pour les enfants

Loin des salles de classes, chaque mercredi, nous initions les enfants de la Ferme d’Animation de Gravelines aux joies de la permaculture et de toute autre forme d’agroécologie. Nous faisons en sorte que chaque enfant s’essaie à chaque activité: ramasser des herbes ou de la paille à la fourche, pelleter des brouettes de compost, observer les vers de terre, planter… le tout en s’amusant, parce qu’on est pas là pour être triste 🙂

Des photos de permaculture…

L’occasion de vous montrer quelques images des mini-jardins sur palettes qu’ils ont élaborés.

Bon, cette année, comme ils et elles ont eu la main lourde, on va surtout manger de l’ail et des oignons…

On vous laisse découvrir les très belles images de Karine Descamps, côté cour et côté jardin, puisque l’occasion nous est donnée à chaque fois de partager un moment avec les enfants dans leur univers, celui du goûter à la ferme d’animations. Avec une mention particulière pour Jordan 😉 et ses madeleines, vous les verrez dans le reportage, elles sont magnifiques.

Bien à vous,

Agroécologie Hauts de France – Permaculture Gravelines – Permaculture Nord de France

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Création de 2 planches de cultures en lasagnes

Photo de planche de culture en lasagne. Permaculture Gravelines

Les samedis 16 et 23 février, quelques adhérents d’Essaimances ont pu tester, de façon productive et pédagogique la création de planches de culture en lasagnes. Kézako? L’idée est de recréer une surface de culture (planche) à la façon des carrés potagers d’antan, en utilisant comme support de contour des ballots de paille fournis par une ferme locale (Famille Hochart, producteurs d’une superbe huile de colza). Nous aurions pu choisir du bois, de la terre-paille ou encore des parpings (? 🙁 , mais la paille offre plusieurs avantages: d’abord, n’oublions pas le caractère pédagogique de l’association, et la présence de jeunes. Se « casser la binette » sur un ballot de paille est nettement moins douloureux que sur un autre matériau. Ensuite, la paille est conviviale. Les ballots permettent de s’asseoir pour travailler ou faire une pause. Pour finir, et c’est l’élément le plus important en permaculture, la paille retient l’eau et la redistribue aux plantes quand il ne pleut pas. Et puis, avec le temps (une telle planche durera entre 2 et 4 ans), la paille va lentement se décomposer et nourrir le sol. Le restant servira alors à re-remplir une nouvelle planche, le tour est joué 😉

Principe de fonctionnement

Ensuite, qui dit lasagnes dit couches successives par empilement dans l’enclos de paille, en alternant les couches carbonées régénérant le sol (bois, paille) et les couches azotées, bénéfiques aux plantes. Pour la couche azotée, la période manquant de coupe de gazon, nous avons bénéficié d’un assez gros volume de taille de plantes aquatiques extraites d’un plan d’eau local. Apparemment, leur décomposition sera relativement rapide et sans chauffe excessive. Nous ne planterons que dans un mois, aussi d’ici-là ajouterons-nous une bonne couche de crottin en provenance du centre équestre d’à côté.

L’intérêt d’un tel type de planche de culture?

Il y en a plusieurs: le premier et le plus important, une fertilité extrême. Les nutriments nécessaires aux plantes sont légions et vont donner lieu à une saison miraculeuse (on parle de vécu là hein!). Ensuite, cette mise en hauteur du sol permet à la fois un meilleur drainage surtout si, comme ici, vous avez une terre glaiseuse à souhait, et des arrosages moins fréquents compte tenu d’eau contenu dans les couches successives et particulièrement dans le bois. Mais nous aurons l’occasion de revenir sur un tel type de planche ultérieurement.

Le texte, c’est fini, place aux images 🙂

[Reportage photographique de Karine Descamps]
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photos 2018 #1

Engrais vert et plante mellifères - phacélie, soucis

Première série de quelques images de permaculture à Gravelines.
Comme quoi, tout pousse par chez nous! 😉
La place étant limitée sur ce terrain, nous avons décidé de faire partir les courges en hauteur (maraîchage en 3D) 😉
Succès au rendez-vous.

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